Etude Passion - 2016

fusain, sanguine et collage sur papier

120x 80 cm

fusain et collages sur papier fusain et collages sur papier

Passion(s)

Publication : 30-01-2017

exposition du 24 juin au 24 septembre 2017

Vernissage le vendredi 23 juin 2017

Centre d’Art Sacré de Lille

Crypte de la Cathédrale Notre Dame de La Treille – Place Gilleson 59000  Lille

 

Exposition réunissant:  Nicolas Alquin (1958), Georg Baselitz (1938), Benloÿ (1967), Marie-Claude Bugeaud (1941), Pierre Buraglio (1939) , Joël Brisse (1953), Louis Cane (1943), Frederique Chauveaux (1956), Chu teh Chun (1930-2014), John Christoforou (1921-2014), Robert Combas (1957) , Nicolas Delay (1977), Thierry Diers (1954), Albert Féraud (1921-2008), Lucio Fontana (1899-1968), Bernard Gaube (1952), Bernard Guillot (1950), Christine Jean (1957), BengtLindström (1925-2008), Mimmo Paladino (1948), Franck Longelin(1956), Yvan Theys (1936-2005), Erlend Van Landeghem (1965) et Andy Warhol (1928-1987).

Passion

Thème phare de l’histoire de l’art occidental depuis le Moyen-âge, la Passion a été inlassablement traitée par les artistes. Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle fut aussi travaillée tout au long du XXe siècle.

Les artistes ont su ouvrir un sujet à l’origine éminemment basé sur la foi. On retrouve bien sûr des mystiques, qui ont cherché au travers de la souffrance de Jésus de Nazareth un écho à la condition humaine, d’autres qui ont questionné la nature profondément iconographique du thème, et de son importance visuelle dans notre culture visuelle. D’autres encore, ont su capter la nature désormais « pop » d’un type d’image qui parfois oscille entre cliché et kitsch. Au XXIe siècle, alors que l’enjeu de la fraternité entre les hommes n’a jamais paru aussi urgent, l’histoire d’un homme souffrant pour les autres peut à nouveau servir de point d’appui.

L’artiste, qui extirpe une partie de son intimité pour la mettre en forme et permettre au spectateur de réparer secrètement son âme, s’inscrit dans cette dynamique. Certains en font une parabole abstraite, d’autres réinterprètent l’image, d’autres encore, peu attachés à l’idée d’un péché originel, voient en revanche d’autres manquements de l’humanité à l’égard de son prochain, nécessitant d’être réparés. Si chacun a sa propre croyance ou incroyance, tout artiste pense son œuvre comme un moyen d’échange positif entre les hommes. L’idée est ici de présenter un panorama de créateur, hommes et femmes, de tous horizons et de toutes générations, qui ont cherché à reconstruire le temps d’une œuvre l’âme de leurs congénères.

Nicolas-Xavier Ferrand